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Droits de l'homme - Démocratie
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Salle d'audience du Tribunal fédéral suisse Comme à la Foire au lard de Martigny, les grandes institutions sont vraiment le cadre idéal pour faciliter la...Lire la suite
Publié par René-Louis BERCLAZ •  Ajouter un commentaire  1 commentaires
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En date du 21 avril 1982, d’éminentes personnalités du monde de la Résistance, de la Déportation et de la recherche scientifique se mobilisèrent pour fonder à Paris une « Association pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste » (ASSAG). Cette association avait pou...Lire la suite
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Courrier du Continent

11/02/2016 11:41:50
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Le Courrier du Continent est un périodique politique de douze pages qui présente dix fois l’an une revue de la presse internationale, une tribune libre, des notes de lecture, une rubrique consacrée à l’histoire et à la culture, l’actualité révisionniste et un éditorial....Lire la suite
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La salle d'audience de la Cour européenne des Droits de l'homme à Strasbourg...Lire la suite
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Mais que demande le peuple quand Le Temps, journal de référence du politiquement correct en Suisse romande, reprend mot à mot les arguments révisionnistes en matière de liberté d’expression !...Lire la suite
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Dans un arrêt du 22 mars 2000 (arrêt 6S.719/1999), le Tribunal fédéral suisse affirme : « Il est prouvé que sous le régime national-socialiste plusieurs mil...Lire la suite
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Message d'exil

04/12/2013 19:47:36
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Traduction de l’interview donnée par Jügen Graf le 24 février 2013 à YJC (Young Journalists Club) Iran http://www.yjc.ir/en/print/198...Lire la suite
Publié par Jürgen GRAF •  Ajouter un commentaire  0 commentaires

Appel des Huit pour la Paix

18/11/2013 10:48:24
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Appel des Huit pour la Paix, Malaga, 10 octobre 2013...Lire la suite
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La paille et la poutre

29/10/2013 17:53:19
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Les Droits de l’homme sont-ils respectés en Suisse ? En venant sur Terre, le citoyen planétarien reçoit au berceau quelques douillets chiffons de papier, grâce auxquels il jouira sa vie durant d’une sollicitude que même les meilleurs parents du monde ne sauraient lui prodiguer....Lire la suite
Publié par René-Louis BERCLAZ •  Ajouter un commentaire  0 commentaires
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Il existe un abîme d’incompréhension entre les juristes et les gens « normaux ». Cet abîme d’incompréhension est dû au fait que la logique juridique n’a rien à voir avec le plus élémentaire bon sens, ni même avec la just...Lire la suite
Publié par Frank BRUNNER •  Ajouter un commentaire  1 commentaires
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Religion & Franc-Maçonnerie

Nahum Goldmann : une mouche à l'école des cadavres

06/11/2013 11:40:16



Le complot juif est-il un mythe ou une réalité historique ? Il est évident que la « bonne » réponse, instantanée, est le fruit d’un long conditionnement de nature pavlovienne… Il est encore plus évident que l’aboiement du chien de Pavlov est un peu limité pour cerner une question qui existe depuis Mathusalem, puisque l’affabulateur antisémite Cicéron s’y était déjà essayé avec son célèbre Pro Flacco, plaidoyer contre les méfaits de la juiverie dans l’Empire romain. Et pourtant, si l’arbre du complot juif cachait la forêt de Shylock ? Peut-on mettre en avant la passivité d’une grande majorité de citoyens pour dire qu’un complot n’est pas vraiment nécessaire pour assurer la domination d’une minorité sur une majorité ? Une telle réponse est partiellement satisfaisante, puisqu’il est vrai que le 80% d’une population, sous tous les régimes et à toutes les époques, sera toujours composée de suiveurs passifs. Notons que ce pourcentage correspond exactement au résultat du dernier tour de l’élection présidentielle de 2002, avec un Chirac plutôt escroc à 82,21% et un Le Pen plutôt facho à 17,79%.

Mais si l’on admet que le lobby juif représente une minorité active à tendance dominante, il existe d’autres forces qui aspirent à la même suprématie. Afin d’éliminer la concurrence, ces forces, quelles qu’elles soient, sont bien obligées de recourir à tous les moyens possibles. Machiavel n’a rien inventé, et le complot sera toujours une pièce maîtresse de ce jeu-là.

Quant à définir le « complot juif » à la lumière des Protocoles des Sages de Sion, il est vrai que personne n’a pu relever cette gageure. Mais si « ce faux qui dit vrai », selon l’expression consacrée, n’était qu’un tissu d’élucubrations, pourquoi donc sa simple possession était-elle passible de la peine de mort dans la Russie judéo-bolchévique des années vingt ? Un complot, une conjuration, une conspiration, sont des faits généralement limités dans le temps, qui relèvent surtout du code pénal et qui sont connus parce qu’ils ont échoué. Un « complot juif » serait donc une conspiration déjouée dont les protagonistes seraient en fuite ou en prison. Ne rêvons pas. Un complot réussit n’emploie pas le vilain mot de complot : il se manifeste, dans la plupart des cas, par une proclamation officielle, par laquelle les foules ébahies apprennent avec stupéfaction l’avènement d’un monde enfin démocratique, l’eau tiède et l’assiette au beurre pour tous, la Justice (des tricheurs), la Paix (des cimetières), la Liberté (des goulags) bref, les lendemains qui chantent, tout cela grâce au dévouement inlassable d’honnêtes citoyens œuvrant dans la plus totale transparence pour le plus grand bien de la collectivité.

Il n’est pas évident de prouver la réalité d’un complot juif recevable selon les critères de la justice pénale, ou ceux retenus par les historiens, toujours friand de preuves documentaires. Toutefois, ces réserves ne signifient pas encore qu’un tel complot n’a pas existé : le prouver n’est évidemment pas une mince affaire car, vainqueurs, les conspirateurs ont tout loisir de travestir leurs agissements, de telle sorte qu’ils apparaissent comme une suite d’événements attendus avec ferveur par tous, décrits par des historiens de cour comme une épopée du bien contre le mal. On le sait, ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire, et ils ne vont pas, cela va de soi, se présenter comme des conspirateurs maléfiques assoiffés de sang, d’or et de pouvoir. Dans le cas du mythe fondateur de l’entité sioniste, on voit bien, par exemple, que la consultation des archives est une chose pratiquement impossible pour les chercheurs qui ne sont pas agréés par le système dominant, autrement dit les conspirateurs victorieux. Parler de complot juif en parfaite connaissance de cause est donc une quasi impossibilité de fait, faute de documents probants, sauf à trouver le défaut de la cuirasse, car certains de ces conspirateurs, victimes des faiblesses de la nature humaine, ne peuvent que difficilement réprimer le cri du cœur, auquel correspond, dans le petit monde de la basse-cour, au cri de la poule qui pond l’œuf...

Il existe un personnage de ce calibre, éleveur comblé de poules aux œufs d’or, qui a laissé un témoignage édifiant où, bien sûr, il y a à boire et à manger, mais qui est quand même susceptible d’éclairer les esprits les plus récalcitrants aux thèses conspirationnistes.

Nahum Goldmann (1895-1982), ancien président du Congrès juif mondial, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a relaté dans un ouvrage publié en 1976, intitulé Le Paradoxe juif, quelques-unes des intrigues les plus tortueuses qu’il mena avant-guerre avec l’Eglise et le monde politique d’alors. On appréciera à sa juste mesure l’incroyable vanité du personnage, grâce à quoi il est possible d’apprendre aujourd’hui quelques secrets, grands ou petits, qu’un personnage moins fanfaron aurait tu. Avec le recul des années, et confrontées à la plus brûlante des actualités, avec l’élection d’un pape jésuite, les confessions de Nahum Goldmann n’infirment en aucun cas l’hypothèse selon laquelle un « complot juif » ne serait qu’une vue de l’esprit, un prétexte facile pour expliquer ce monde tellement complexe qu’il défie l’entendement et le bon sens.

L’extrait présenté ici commence avec une petite mise en jambe, où l’on voit Otto, un authentique archiduc autrichien désopilant de naïveté, héritier de l’Empire des Habsbourg, esquisser une valse avec le président du Congrès juif mondial : l’héritier présomptif tente sans succès de lui fourguer, aux dépens de ses fidèles ex-sujets, une Autriche qu’il n’a plus en vue d’y créer un Yiddischland pour 700 000 Juifs allemands, en échange d’un poste sur appel de fantoche couronné et d’un trône de carton-pâte. Dans ce burlesque pas de deux, on devine tout de suite qui marchait sur les pieds de l’autre. Il fallait quand même oser, et on comprend pourquoi ce traitre d’opérette se vantait, après-guerre, de n’avoir jamais rencontré Hitler, sans doute parce que le grand unificateur des peuples germaniques aurait fait danser l’histrion sur une autre musique…

Le plat de résistance arrive après avec les négociations entre le président du Congrès juif mondial et les autorités du Vatican. Et là, le retors Nahum Goldmann jubile en expliquant que ces princes de l’Eglise sont vraiment très forts, mais pas autant que lui… Un duel de maîtres-fourbes, où l’on aperçoit déjà dans la boule de cristal l’image assez nette du pape noir Bergoglio et ses gros sabots, pur produit de l’école des cadavres et, comme tous les Jésuites, parfaitement obéissant… « Perinde ac cadaver » ([obéir] comme un cadavre), certes, mais qui donne les ordres ? Si quelqu’un est en mesure de répondre à cette question en toute connaissance de cause, c’est bien l’auteur de ces aveux spontanés, sur la foi desquels il est flagrant d’observer qu’ils correspondent à l’évolution de ce bas-monde.

 
En 1936, j’étais accrédité par l’Agence juive auprès du gouvernement français et disposais d’un bureau au 83 de l’avenue de la Grande-Armée. C’est là qu’on me fit parvenir la carte de visite d’un archiduc autrichien qui désirait m’entretenir. Cet homme au charme typiquement viennois, c’est-à-dire à la fois superficiel et séduisant, me dit d’emblée : « Monsieur, je viens vous voir de la part de la famille des Habsbourg. Je cherche en effet depuis des mois l’interlocuteur valable. J’ai demandé autour de moi qui représente le peuple juif et l’on m’a donné toutes sortes de noms, dont celui de Weizmann. Mais j’ai appris par la suite que Haïm Weizmann ne s’occupait que du problème palestinien ; restaient deux hommes : Stephen Wise, qui est en Amérique, et vous-même. » Je lui demandai l’objet de sa visite, et il me répondit : « Hitler menace les sept cent mille Juifs qui vivent en Allemagne. Aussi ai-je une solution très simple à vous proposer : vous, les Juifs, nous aidez à restaurer la dynastie des Habsbourg et, en échange, nous autorisons l’installation en Autriche de ces sept cent mille Juifs. » Les Habsbourg passaient effectivement pour pro-juifs et étaient fort populaires, en Galicie par exemple. «  Les Juifs apporteront leurs richesses, leurs industries, leur savoir-vivre, poursuivit mon interlocuteur, et les Habsbourg leur en seront très reconnaissant. Vous êtes sûrement trop honnête pour accepter de l’argent, mais peut-être un titre vous ferait-il plaisir… »

Je le revis à plusieurs reprises et lui dis un jour : « Supposons que l’Autriche, qui est un petit pays, puisse effectivement absorber sept cent mille Juifs allemands ; il ne sera pas facile de faire admettre aux Juifs en Amérique, qui compte beaucoup de démocrates, voire de libéraux et de socialistes, qu’ils contribuent à la restauration de la monarchie autrichienne.

─ Voyons, monsieur, répliqua-t-il, la monarchie à un grand avantage sur la république. Regardez les Français : ils changent de gouvernement tous les six mois et tout se renégocie à chaque fois. La monarchie, au contraire, est stable : vous payez une fois et c’est réglé. »

C’était toute une philosophie de l’Etat ! Comme je lui objectais que les Juifs seuls ne parviendraient pas à réaliser une telle opération, à supposer qu’ils le désirassent, il me répondit : « Vous la réaliserez avec l’aide de l’Eglise catholique. A vous deux, vous formez une grande puissance. »

L’argument me parut intéressant et je lui demandai s’il connaissait quelque haut dignitaire de l’Eglise. Il était intimement lié avec le cardinal de Vienne Innitzer. Je le priai donc d’écrire une lettre à ce prélat, lui annonçant que je désirais le rencontrer pour savoir dans quelle mesure l’Eglise catholique coopérerait avec nous. Il écrivit la lettre et je me rendis à Vienne pour y faire la connaissance d’Innitzer, qui était encore assez neutre à l’époque, mais devint plus tard plutôt pro-nazi et partisan de l’Anschluss.

Il habitait dans un grand palais proche de la cathédrale Saint-Stephan. Son secrétaire m’attendait au bas des escaliers et me fit passer avant les quelque cinquante personnes qui espéraient une audience. Le cardinal me reçut donc immédiatement et, comme je lui demandais si l’Eglise était réellement pour la restauration des Habsbourg, il me répondit : « Oui, c’est exact. Les Habsbourg sont une famille de grands catholiques et nous avons intérêt à soutenir leur ambition. Néanmoins, ne prenez pas leurs attitudes trop au sérieux : ces archiducs sont des jeunes gens très impatients de récupérer leurs châteaux et de recouvrer leur fortune, car ils sont dans une mauvaise passe financière. Ils nous pressent d’intervenir, mais nous agissons avec patience : comme vous, monsieur le Président, nous représentons des puissances éternelles et nous comptons en siècles, pas en années.

─ Certainement, Eminence, et, sans savoir ce que vous pensez du judaïsme, je crois que vous reconnaîtrez combien, au cours de l’histoire, nous avons eu une remarquable pérennité : voilà deux mille ans que nous vivons dans la persécution ! »

─ Votre patience est en effet admirable, mais l’Eglise catholique a la même qualité. »

─ Sans doute, répondis-je, a-t-elle assimilé quelques-uns de nos traits caractéristiques. »

Il s’inclina et demanda : « Puis-je prendre ceci pour un compliment ? »

─ Mais bien sûr. »

─ En ce cas, je vous remercie au nom de l’Eglise. »

Et il me procura une recommandation auprès du Vatican, concernant non pas le secrétaire d’Etat qui était alors Pacelli, mais le père Leibel, spécialiste de la Bible, professeur à l’Université de Georgiana et fort influent au Vatican.

Il faut savoir que le cardinal Pacelli, futur Pie XII, était plus allemand qu’italien : il parlait allemand dans ses conversations personnelles, il lisait une bible allemande, et la gouvernante de sa maison, sœur Angelina, qu’il avait connue à Munich où il fut nonce apostolique avant de l’être à Berlin, était allemande. Le père Leibel devait m’arranger un rendez-vous avec Pacelli, et j’eus avec ce prêtre une conversation fort instructive. Nous parlâmes d’abord du sionisme en général, de ses doutes à lui, de ses réserves ; je me rappelle qu’il faisait souvent allusion à "la grande puissance des Juifs ". J’abordai enfin la sujet. « Je viens ici pour un problème concret : celui de la Sarre. Le Conseil de la Société des Nations doit prendre sa décision dans quelques semaines. Nous voulons obtenir le droit, pour ceux qui le désirent, de prendre leur argent en francs français et de partir. Cela concerne une minorité de Juifs et peut concerner une majorité de catholiques. Nous avons donc des intérêts communs. » Il réfléchit : « Permettez-moi d’exprimer des doutes. Quel effet aura  une résolution de la Société des Nations ? Hitler s’en moque !

─ Vous oubliez l’affaire des Juifs de Silésie », répondis-je.

En effet, aux termes d’un traité entre la Pologne et l’Allemagne, qui garantissait l’égalité des droits pour toutes les minorités vivant en Silésie, l’Allemagne était contrainte d’accorder ces droits aux Juifs silésiens. Quand Hitler prit le pouvoir et publia les lois racistes de Nuremberg, il voulut abolir le traité. Nous adressâmes alors à la Société des Nations la fameuse pétition Bernheim et nous l’emportâmes : jusqu’en 1935, date de son expiration, Hitler dut respecter le traité.

Plus tard, quand je rencontrai Pacelli, je lui rappelai aussi cet épisode. « Si vous, représentant d’une grande organisation juive, me répondit-il, vous soumettez une demande à la Société des Nations, je comprends qu’elle l’accepte ; quant à nous autres catholiques, je doute que notre intervention ait quelque poids. » C’était d’une telle mauvaise foi que je m’indignai ; « Au lieu d’argumenter avec vous d’une manière théorique, ce qui prendrait beaucoup de temps, je vous fais une offre concrète : changeons de position, non sur le plan de la religion, mais sur celui du pouvoir politique. »

Il fit observer que ma réponse était assurément spirituelle, mais que sa remarque méritait peut-être plus de sérieux. Je montai d’un ton : « Voilà des années que j’essaie d’entrer en contact avec vous. Quand finalement j’y parviens, il s’est quand même écoulé six semaines entre le moment où la recommandation vous est parvenue et celui où je vous vois. J’ai pris le train et j’ai voyagé seize heures pour vous rencontrer. Je n’ai jamais vu un seul de vos cardinaux voyager seize heures pour me rencontrer à Paris et me demander de protéger une minorité catholique ! » La réponse de Pacelli fut catégorique : « S’il n’y avait pas de question de protocole, dit-il, il y aurait eu, et il y aura encore des cas où je devrais vous dépêcher un de mes collègues et solliciter votre appui et votre protection pour des minorités catholiques dans certains pays. »

Parallèlement, nous tentions de nouer des liens avec les trois ordres qui avaient quelque influence politique : les Franciscains, les Dominicains et les Jésuites. Il fut vite avéré que les deux premiers étaient résolument antisionistes. Restait les Jésuites, qui nous paraissaient plutôt favorables.

La Compagnie de Jésus est organisé aujourd’hui comme au temps d’Ignace de Loyola ; il y a le père général et, à ses côtés, sept assistants : un pour la France, un pour l’Espagne, un pour l’Asie, etc. L’assistant pour la France était un homme très cultivé, car devenir un haut dignitaire demande vingt et un ans d’études : sept ans de théologie, sept ans de jurisprudence, sept ans de sciences politiques. Cet assistant, le père de Gostagarzu, arrangea une rencontre entre le père Jansen, général des Jésuites, et moi-même.

Le père Jansen était un Belge aux connaissances quasi encyclopédiques, maigre et d’apparence austère. Il habitait au Vatican un bâtiment dévolu à la Compagnie de Jésus et qui ne comportait aucun siège confortable. Tout y respirait le pouvoir et la solennité. J’eus une longue entrevue avec Jansen, au début de laquelle je dus résoudre un problème de protocole. Il fallait s’adresser au général des Jésuites en lui disant « Mon Très Révérend Père », tandis que certains assistants avaient droit au titre de « Mon Révérend Père » et d’autres à celui, plus modeste, de « Mon Père ». Jansen se demanda sans doute quelle appellation me revenait, et il choisit : « Mon très estimé Président » !

Je voulus briser ce carcan rhétorique et, quand le général me dit : « Vous êtes le premier Juif que je rencontre officiellement », je lui répondis : « Vous êtes le premier père général que je connaisse et j’en suis fort troublé, car le Talmud recommande de dire une bénédiction quand on rencontre une personnalité importante. Seulement le Talmud ne précise pas quelle bénédiction est adéquate quand un leader juif rencontre le général des Jésuites ! » Ma réflexion le fit sourire et l’atmosphère se réchauffa.

« Notre attitude à l’égard de l’Etat d’Israël et du sionisme est un des problèmes les plus complexes de l’Eglise, m’expliqua-t-il. Théologiquement parlant, vous êtes le peuple maudit, celui qui a crucifié Jésus. Votre dispersion est votre punition. Par conséquent, comment pourrions-nous approuver le concept d’Etat juif ? Notre discussion à votre sujet a duré sept ans : comment concilier l’existence d’Israël avec l’abomination théologique qu’ont commise les Juifs ? Nous sommes néanmoins parvenus à une conclusion : puisque Dieu a permis que les Juifs établissent un Etat, c’est qu’Il administre la preuve que leur crime est expié. Donc cet obstacle n’existe plus, poursuivit-il, et il reste à examiner ce qui est bon et mauvais d’un point de vue pragmatique pour l’Eglise, qui possède des établissements religieux dans les pays arabes. Deux raisons nous poussent à être favorable à votre Etat, et j’espère, mon très estimé Président, que leur énoncé ne vous choquera pas. La première est négative. Au long de son histoire, l’Eglise a en effet constaté que la dispersion des Juifs ne lui était pas favorable. Répartis dans la plupart des pays, les Juifs sont souvent libéraux, athées, socialistes, voire communistes. Il n’est pas bon pour nous qu’il existe de par le monde tant de foyers antireligieux, d’autant plus dangereux que votre peuple est très influent. Il vaut donc mieux pour nous qu’il soit réuni dans un seul pays. Deuxième raison : l’Eglise peut concevoir l’espoir que, si les Juifs sont rassemblés dans le pays du Seigneur, un jour viendra où Son Esprit les dominera et où ils se convertiront au christianisme.

─ Vous êtes très optimiste, répondis-je, et c’est une politique de longue haleine. »

─ En effet, nous comptons en siècle, rétorqua-t-il. Mais résumons-nous : nous ne pouvons pas vous aider publiquement, car les Jésuites restent liés aux ordres. Cependant, nous sommes les conseillers politiques de Sa Sainteté. Je vais vous expliquer ce que nous pouvons faire. Vous allez solliciter une audience par l’intermédiaire du secrétaire d’Etat. Il y a deux secrétaires d’Etat, les cardinaux Montini (l’actuel Paul VI) et Tardini. Montini est le plus sympathique, mais c’est un faible. Quant à Tardini, il est tout à fait antisioniste, sinon antisémite. On vous refusera donc l’entrevue ; mais, depuis sa création, l’ordre des Jésuites a un privilège : quatre fois l’an, il peut solliciter directement une audience du pape. Nous en demanderons donc une pour vous. »

Quelque temps plus tard, en effet, je reçus à Londres un télégramme m’informant que je serais reçu un lundi par le pape en audience privée, c’est-à-dire sans que la nouvelle de l’entrevue soit diffusée. Le père Jansen me demandait de venir à Rome dès le samedi pour me conseiller sur la façon de parler à Pie XII. Je sautai immédiatement dans l’avion et, arrivant vers dix-sept heures à Rome, j’eus le temps de passer prendre une douche à mon hôtel. C’est là qu’on me prévint que le père de Gostagarzu désirait me voir aussitôt. Dès que je le vis, je compris qu’il y avait un problème. Il semblait très soucieux en m’expliquant l’affaire : « Nous n’avions pas informé le secrétariat d’Etat de notre demande pour obtenir une audience, et nous espérions qu’il ne serait pas mis au courant. Mais Tardini a appris la nouvelle hier après-midi et a demandé à Sa Sainteté d’annuler l’entrevue sous prétexte que les Arabes seraient furieux et exerceraient des mesures de rétorsion sur les communautés catholiques de leurs pays. » Le pape avait objecté que j’étais déjà en route, mais Tardini lui avait proposé le scénario suivant : une fois par mois, le pape célébrait la messe à Saint-Pierre, puis recevait un certain nombre de personnalités, à raison de cinq à dix minutes pour chacune d’entre elles. Ces entrevues sont tout à fait formelles, elles sont annoncées par L’Osservatore Romano, et il n’est pas question d’y aborder un problème sérieux. Tardini suggéra donc qu’on substitue une telle rencontre à mon audience privée du lundi. Je décidai sur-le-champ de ne pas m’y rendre…

En l’apprenant, Gostagarzu devint blême : « Mais vous ne pouvez pas refuser une invitation du Saint-Père ! » s’écria-t-il.

─ Tout d’abord, lui répondis-je, c’est votre Saint-Père et pas le mien. Ensuite, il est insultant de modifier le caractère d’une entrevue. Que la pape soit trop faible pour résister aux injonctions de Tardini, c’est son affaire, mais je ne veux pas que L’Osservatore Romano écrive que je suis allé voir Pie XII pour une audience de cinq minutes. »

─ Monsieur le Président, insista le Jésuite, réfléchissez : c’est probablement la première fois dans l’histoire de l’Eglise catholique qu’on refuse une audience ! »

─ Eh bien, fis-je, c’est parfait : j’ai donc créé un précédent historique et je deviendrai célèbre. »

─ Permettez-moi quand même de demander conseil au père Jansen. »

─ Allez-y, mais dites-lui bien que, quels que soient ses conseils, je n’irai pas. »

Il revint au bout d’une heure, nettement soulagé : « Le père Jansen vous fait dire que vous êtes non seulement courageux, mais très sage d’avoir refusé. Quant à l’Ordre des Jésuites, il n’accepte pas cette décision et portera plainte contre le cardinal Tardini : c’est une violation de nos privilèges et nous ne saurions supporter son attitude dictatoriale. » L’affaire devint célèbre et, rencontrant bien plus tard un diplomate catholique, je le vis s’exclamer : « C’est donc vous le docteur Goldmann, l’homme qui refusa de voir le pape ? Tout le Vatican a parlé de vous ! »

Comme ils me l’avaient dit, les Jésuites déposèrent une plainte et le pape nomma une commission de trois membres pour l’examiner. Je lui prédis qu’ils perdraient. « D’après les textes, vous avez raison, mais quelle est l’idée de base de votre privilège ? C’est que les Jésuites peuvent avoir directement accès au pape, pas que les sionistes ou les Juifs puissent utiliser ce biais pour voir Pie XII ».

J’avais raison : la plainte fut rejetée.

Beaucoup plus tard, au temps de Jean XXIII, le confesseur du pape, le cardinal Bea, qui était Jésuite, demanda à me rencontrer pour, disait-il, me transmettre un message de Sa Sainteté. En rentrant d’Israël, je m’arrêtai donc à Rome où je vis Bea. C’était un homme fort intéressant, d’une bonté et d’une tolérance exceptionnelle, grand commentateur de la bible, qui parlait couramment l’hébreu et connaissait bien le judaïsme. D’origine allemande, professeur de sciences bibliques, il était libéral, plutôt progressiste et pro-israélien. « Négocier avec les Juifs est une chose difficile, me disait-il, car on ne sait pas qui les représente au mieux. Pour nous, il y a le Vatican ; pour les protestants, il y a le Conseil mondial des Eglises, mais, quand je me suis renseigné sur les structures actuelles du judaïsme, j’ai découvert qu’il existait des Juifs orthodoxes, des conservateurs, des réformateurs, des sionistes. C’était si compliqué que j’ai demandé conseil à d’autres Jésuites. Ils m’ont dit que vous êtes l’interlocuteur idoine, presque le pape des Juifs !

─ Votre Eminence, répliquai-je, comme j’espère vous revoir souvent, je préfère jouer cartes sur table : le pape des Juifs ne croit pas au célibat ! »

Le mot fit beaucoup rire le cardinal Bea, qui en vint alors à l’essentiel : « Sa Sainteté Jean XXIII a décidé d’inscrire le problème juif à l’ordre du jour du Concile œcuménique, et cela en dépit de toutes les résistances. Il veut obtenir le vote d’un texte absolvant les Juifs de l’accusation d’avoir crucifié Jésus et commis alors un crime inexpiable. (C’était tout simplement une décision révolutionnaire.) Le Saint-Père m’a chargé de m’occuper de la question, poursuivit Bea, car il connaît ma sympathie pour les Juifs. Mais, du point de vue protocolaire, nous ne pouvons pas prendre l’initiative : il nous faut un mémorandum, signé par la plupart des organisations juives, nous demandant de discuter la question. Pouvez-vous vous en charger ? »

Bien entendu, j’acceptai et le cardinal Bea me promit que j’aurais toujours affaire directement à lui pour que l’affaire soit traitée au plus haut niveau.

En rentrant à New York, je compris que le plus important était d’obtenir l’accord des Juifs orthodoxes, pour lesquels négocier avec les catholiques frisait le blasphème. C’est là que se situe ma rencontre avec le rabbin Joseph Soloveitchik, de New York.

Soloveitchik est le plus grand talmudiste du monde. On ne l’appelle jamais rabbin Soloveitchik, mais « Le Rabbin ». Appartenant à une famille qui compte quatre générations de génies talmudiques (son arrière-grand-père, son grand-père, son père et lui-même), il est pourtant tout le contraire d’un clérical et ne confond jamais les intérêts religieux avec les exigences politiques. Il a longuement étudié en Allemagne, peut soutenir n’importe quelle conversation sur Sartre ou Heidegger, et écrit un admirable anglais classique. Cet homme est à mes yeux le plus noble représentant du judaïsme religieux dans le monde. Il a éduqué toute une génération de Juifs orthodoxes en enseignant trois jours par semaine à l’Université new-yorkaise de la Yéchiva, et, le reste de la semaine, il habite Boston où il est rabbin dans une petite communauté.

Quand je me rends en Amérique, je ne manque pas d’aller converser quelques heures avec lui, bien qu’il sache que je ne suis pas orthodoxe. Mais, à l’époque du Concile œcuménique, je ne le connaissais pas encore personnellement. Aussi demandai-je à un ami commun de prier Soloveitchik de me téléphoner. J’étais en effet très occupé et un peu embarrassé d’inviter le plus grand rabbin du monde ! Je savais que son domicile était fort éloigné de mon bureau et lui proposai donc de nous rencontrer à mi-distance, mais il me répondit : « Docteur Goldmann, connaissez-vous le Talmud ? »

─ Bien peu, confessai-je. »

─ Véritablement très peu, en effet, car vous devriez savoir que la loi talmudique dit que le roi a la priorité sur le prophète. Je ne suis pas prophète, mais vous êtes une sorte de roi, donc je me rendrai jusque chez vous ; il n’y a pas de problème ».

Quand je lui exposai la demande du Vatican, il me dit qu’il lui était favorable à la condition qu’aucun problème religieux ne soit abordé pendant les discussions. « Parlez d’antisémitisme, de lutte contre la misère, mais, surtout, ne traitez d’aucune question théologique. Vous, monsieur Goldmann, ajouta-t-il, vous pouvez négocier, car vous n’êtes pas rabbin. Un rabbin ne pourrait pas s’empêcher de parler de religion et, là, il y aurait probablement conflit. »

Nous nous sommes efforcés de suivre ses conseils, mais le texte voté par le Concile, autour duquel se sont déroulées des querelles byzantines, a été sérieusement édulcoré. Depuis, il existe une commission mixte, composée de catholiques et de Juifs, qui se réunit trois fois l’an pour supprimer ou modifier les passages litigieux figurant dans les livres catholiques ─ ce qui va du catéchisme élémentaire aux manuels en vigueur dans les séminaires et les Universités catholiques, en passant par la liturgie et, en premier lieu, par l’office du Vendredi saint. Le travail est très lent, parce qu’il faut respecter l’indépendance de chaque évêque et que les textes entachés d’antisémitisme se comptent par centaines ; on doit donc les expurger pays par pays, langue par langue, et cela prendra des années.


 Nahum Goldmann, Le Paradoxe juif, Stock, 1976, pages 223-233
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Les usines à gaz existent

10/10/2016 10:41:27
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De Béria à Seligman

31/08/2015 20:06:35
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Ukraine ou Khazarstan ?

01/02/2015 12:53:53
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Quelques conditions géographiques sont nécessaires pour qu’une grande civilisation puisse s’épanouir dans l’espace et dans le temps. Trois des plus grandes civilisations du monde antique, la Chine, avec le Yang-Tsé-Kiang, la Mésopotamie, avec le Tigre et l’Euphrate, l’Egypte, avec le Nil, possédèrent...Lire la suite
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L'incendie de Saint-Gingolph

12/10/2014 17:05:15
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Calcul du Temps

08/01/2014 18:55:21
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Preuve visuelle que la théorie de Copernic est fausse...Lire la suite
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Le dogme caduc de Copernic

31/10/2013 11:13:08
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S’il est un dogme solidement établi, c’est bien celui de Copernic (1473-1543), selon lequel la terre tourne autour du soleil. Mettre en doute un tel dogme, c’est immédiatement passer pour fou, tellement la question ne se pose même pas, le dogme ayant été comme incrusté dans le cerveau depuis l’enfance et les centaines...Lire la suite
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Hommage à Ernest Zündel

01/09/2017 08:17:19
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Ernst Zündel Pour Ingrid Rimland, l’épouse du défunt (29 avril 1939 – 5 août 2017) : « Il n’y a aucun dout...Lire la suite
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Carlo Alfredo Panzarasa Dans ce monde qui marche cul par-dessus tête, il est des destins d’une logique impitoyable… Prenez Dario Fo : en 1943, à 17 ans, il est engagé volontaire dans les parachutistes, unité d’élite de la Répu...Lire la suite
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Richard Wagner par Arno Breker Jacques d’Arnoux (1896-1980), grand invalide de la Première guerre mondiale, grand officier de la Légion d’honneur, proposa dans son ouvrage Paroles d’un revenant (Ed. Plon, 1941, page 238) une hiérarchie des arts selon le rang suivant : <...Lire la suite
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Eloge du Colonel Olrik

09/11/2013 14:26:27
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Éloge du colonel Olrik, homme de goût, de savoir et d’action, chef du 13e Bureau pour la sûreté de l’État, directeur des services d’espionnage de l’Empire, conseiller de l’empereur Basam Damdu Dès la deuxième image du premier alb...Lire la suite
Publié par Jean-Jacques LANGENDORF •  Ajouter un commentaire  1 commentaires
 
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Quand la Vérité n'est pas libre, la Liberté n'est pas vraie

Selon l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, adoptée à Paris par l’Assemblée générale des Nations Unies en date du 10 décembre 1948 :

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Lors de la 102e session du Comité des Droits de l’homme qui s’est tenue à Genève du 11 au 29 juillet 2011, l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme a été amendé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (Observation No 34).

Ce Pacte a valeur contraignante pour les Etats parties. La Confédération helvétique n’a pas formulé de réserve concernant le paragraphe 49.

« 49. Les lois qui criminalisent l’expression d’opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression.
Le Pacte ne permet pas les interdictions générales de l’expression d’une opinion erronée ou d’une interprétation incorrecte d’événements du passé. Des restrictions ne devraient jamais être imposées à la liberté d’opinion et, en ce qui concerne la liberté d’expression, les restrictions ne devraient pas aller au-delà de ce qui est permis par le paragraphe 3 ou exigé par l’article 20. »

L’article 261 bis du Code pénal suisse (loi dite antiraciste) est entré en vigueur en date du 1er janvier 1995. Le paragraphe 4 vise celui qui :

« (…) niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité. »

Ce paragraphe a été interprété et appliqué sans mesure de manière à criminaliser des opinions non conformes à la version obligée de l’Histoire. Cette loi-bâillon a introduit dans l’espace de liberté qu’a toujours symbolisé notre Confédération une entrave à la liberté d’expression, telle qu’elle se trouve pourtant garantie par l’article 16 de la Constitution fédérale.

CONCLUSION : le paragraphe 4 de l’article 261 bis est manifestement incompatible avec le paragraphe 49 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Dont acte !

La Sentinelle du Continent est là pour veiller à l'application de ce Pacte afin qu'il ne reste pas lettre morte.

Les atteintes à la liberté d'expression qui seront portées à sa connaissance  pourront faire l'objet d'une publication sur le site.

La Sentinelle du Continent se réserve le droit d'agir en justice, d'entente avec les personnes susceptibles d'avoir été  lésées dans l'exercice de leurs droits fondamentaux.

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